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Thierry Parinaud, architecte DPLG, animateur du groupe maîtrise d’œuvre pour eXpert.

Parinaud

Comment les architectes travaillent avec la maquette numérique ?

Actuellement, les échanges en 3D constituent moins de 1 % des échanges globaux. Pourquoi ? Au départ, la maquette numérique est exigeante pour l’architecte, puisque cela lui demande plus de travail, et notamment de dessiner en 3D. Or aujourd’hui, seulement 70 % de la profession travaille encore uniquement en 2D.

Le BIM devient intéressant à partir de la phase d’avant projet, c’est-à-dire après les premières esquisses. À partir de là, il devient intéressant pour l’architecte de travailler sur du 3D. D’une part, dès qu’il effectue une modification sur une des vues (coupe, plan, élévation, perspective), elle est automatiquement effectuée sur les autres. D’autre part, lors d’un concours par exemple, exploiter les données à partir du BIM, c’est gagner un temps considérable ! Le bureau d’étude n’a plus qu’à renseigner la maquette avec les données concernant le système de chauffage, d’eau chaude et de climatisation pour obtenir des simulations très rapidement !

Quelles sont vos attentes vis-à-vis de la maquette numérique ?

Pour être efficace, la maquette numérique doit passer du format propriétaire à un format universel, c’est-à-dire que les objets soient issus des industriels et non des logiciels. J’attends de l’AIMCC (Association des Industries de Produits de Construction) qu’il réalise un catalogue numérique avec de vrais objets existants !

Ceci implique évidemment un certain investissement financier de leur part ainsi que de la part du maître d’ouvrage. Ainsi, si l’architecte passe plus de temps à réaliser la maquette de départ, c’est normal qu’il soit rémunéré pour ce travail supplémentaire qui servira à toute la chaîne des acteurs. Il y a donc un effort à fournir de la part de chacun, sans oublier le besoin de formation.

Enfin, la 3D reste un format d’échange assez lourd. Je souhaite que l’informatique poursuive son développement en vue d’alléger encore ces échanges.

 

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