Patrick Bezard-Falgas, géomètre-expert DPLG, président de la Commission information géographique de l’OGE
Quels sont les avantages de la maquette numérique pour
les géomètres ?
Notre profession est située en amont de la chaîne par rapport aux autres métiers de la filière. Si nous voulons échanger des informations efficaces avec nos partenaires, nous avons intérêt à rechercher constamment les meilleures technologies et systèmes d’information.
Aujourd’hui, nous sommes bien conscients que trop d’erreurs sont générées par des pertes d’information ou des ressaisies incorrectes. Il faut donc avoir dès le départ l’information la plus complète possible et ensuite, améliorer la communication des données.
Face à ces manques à gagner, la maquette numérique nous apparaît indispensable pour faire évoluer notre métier et apporter une valeur ajoutée qui servira à l’ensemble de la chaîne et favorisera ainsi la qualité du travail, de la conception jusqu’à l’ouvrage final ! C’est donc un réel défi à relever…
Quelles sont vos attentes vis-à-vis de la maquette numérique ?
Un des freins à l’adoption de cet outil par la profession est le manque de moyens de formation et de sensibilisation. Pourtant, le besoin existe. Souvent, les architectes nous demandent d’effectuer un relevé, sans nous détailler précisément le niveau de précision qu’ils souhaitent, par méconnaissance des outils existants !
En effet, nous possédons aujourd’hui un réseau d’antennes TERIA, pionnier sur le territoire, qui nous permet de faire très rapidement des relevés géographiques en 3 dimensions. Avec ce système, nous entrons directement dans la maquette numérique. Nous voudrions faire profiter à tous de ce potentiel !
Travailler avec les IFC exige un investissement supplémentaire dès le départ. Nous espérons qu’avec la démocratisation des outils, les coûts vont baisser et rendre la maquette numérique de plus en plus accessible.

