BIMs Day
| Quoi ? |
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| Quand ? |
13/05/2009 du 09:00 am au 06:00 pm |
| Où ? | FFB, Paris |
| Ajouter un événement au calendrier |
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Intervention de Bruno Slama, président de Médiaconstruct
Merci à toi Patrick, merci à la Fédération de nous accueillir pour ce Bim’s Day. Merci de nous accueillir dans ce magnifique auditorium pour tenir cette réunion et pour fêter en même temps les 20 ans de Médiaconstruct.
Je veux tout de suite dire, et en particulier à nos amis qui sont venus du monde entier, ce qu’est le caractère particulier de Médiaconstruct. Notre devise « Mieux communiquer pour mieux construire », rappelle que notre objectif est de permettre aux professionnels de construire mieux et à moindre coût en utilisant les technologies de l’information.
C’est pour cet objectif que sont réunis depuis 20 ans les Fédérations Professionnelles, parmi lesquelles la FFB, qui a toujours occupé une place de premier plan, les majors du secteur, les centres scientifiques, avec bien sûr le CSTB et les éditeurs de logiciels.
Cette fusion des compétences, ce travail en commun a été rendu possible grâce à une implication constante pendant ces vingt années des pouvoirs publiques. Il n’y a rien d’étonnant à cela car l’idée de Médiaconstruct est venu de Jean-Yves Ramelli, du PUCA (Plan Urbanisme Construction et Architecture).
En cette époque lointaine je parlais, déjà, de mes projets de catalogues de produits et de communication entre logiciels à Lucien Touzery, un copain de prépa qui était Directeur Adjoint de la Construction et Secrétaire Permanent du PUCA. Après m’avoir écouté, il m’a dit que je devais en parler avec Jean-Yves Ramelli, ce que j’ai fait. Et ce fut le début de relations chaleureuses et, je crois, constructives.
À son initiative, le modèle « français » des échanges de données dans le bâtiment était né : une association sous l’égide des pouvoirs publics des professionnels du bâtiment et de leurs fédérations. Un aquarium géant avant l’heure.
Pendant ces 20 années, dans tous les projets qui furent soutenus, les pouvoirs publics ont contribué aux moyens matériels de ces projets, mais ils ont aussi apporté une crédibilité à un moment où on aurait pu penser qu’il s’agissait de pures constructions de l’esprit.
Projet après projet, nous avons trouvé chez Jean-Yves un partenaire attentif et exigeant, soucieux que chaque projet participe à l’enrichissement général. Je crois qu’il n’est pas faux de dire que sans lui, le développement de la communication dans le bâtiment ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.
Depuis 2000 et, non pas son bug, mais les projets UCIP le Ministère de l’Industrie a été aussi très directement associé à ces réflexions. La conviction de Jean-Michel Dossier sur le rôle stratégique du développement de la maquette numérique nous a bien aidés à faire avancer ces idées.
Aujourd’hui, je suis heureux de voir dans cette salle des représentants des deux Ministères, car, j’insiste, cette affaire et l’affaire de tous, des professionnels et des industriels, de leurs fédérations, du CSTB et de ses chercheurs, mais aussi de pouvoirs publics.
Au cours de ces 20 années de vie de Médiaconstruct, la compréhension de ce qu’apportent la communication et la maquette numérique a beaucoup progressé. Au départ, il s’agissait surtout de gagner du temps en évitant les ressaisies. Ensuite, nous avons appréhendé la dimension qualité. La communication électronique permet d’éviter les erreurs, permet de « mieux communiquer pour mieux construire ». La maquette numérique permet ainsi de mettre en place la chaine qui va de la conception du bâtiment à sa gestion.
Mais nous devons aujourd’hui ajouter une dimension nouvelle. La maquette numérique va aider à répondre aux exigences environnementales actuelles.
La prochaine réglementation thermique, la RT2012, fixera un objectif de consommation de 50kWh d’énergie primaire par m² et par an. Tout chantier va être évalué en coût carbone. De plus, si les constructions anciennes avaient, grâce à l’expérience des constructeurs, des caractères naturellement écologiques, le besoin intense de construction des années 50 a amené à rompre avec ces traditions.
La conséquence de tout cela est que, pour atteindre nos ambitions environnementales (et de toutes façons, on a guère le choix), il va falloir s’appuyer sur une vision totale, complète et cohérente du bâtiment, il va falloir modéliser le comportement des bâtiments.
Médiaconstruct à rejoint l’IAI (le mouvement international pour la maquette numérique) en avril 1996. Jour après jour, nous prenons conscience du bien fondé de cette démarche. Modéliser les bâtiments pour leur conception, pour leur optimisation, pour leur construction et pour leur gestion va devenir une nécessité si nous voulons pouvoir construire pour nos concitoyens des bâtiments économes, confortables et durables.
Je voudrais aborder une dernière question. Avant de présider Médiaconstruct, j’ai présidé Edibatec qui est né parallèlement à Médiaconstruct et sur une idée simple : permettre aux industriels de communiquer de façon automatique à tous les logiciels qui en auraient besoin l’information technique sur leurs produits. Grâce à plusieurs projets soutenus par le PUCA ou par le MINEFI, grâce au travail d’un grand nombre d’industriels, grâce à l’engagement de l’AIMCC, nous avons en France une expérience que je ne vois, pour le moment, dans aucun autre pays.
Et ces dernières années, largement poussés en cela par Laurent Ortas de Saint-Gobain, nous nous efforçons de rapprocher cette démarche de celle de la maquette numérique. C’est un des grands défis qui est devant nous, l’intégration complète des caractéristiques des produits fabricants simples ou complexes (les systèmes) dans les maquettes numériques.
Pour conclure, je vous dirai que si nous avons progressé en 20 ans, il reste beaucoup à faire pour nous et bien sûr pour nos enfants. Cette conférence va, j’en suis persuadé, apporter une meilleure appréhension de tous ces problèmes à chacun d’entre nous.
Que la FFB soit encore une fois remerciée de nous avoir permis d’organiser dans des conditions vraiment optimales cette journée.

